Comment te dire maman c'est plus fort que moi malgré moi j'peux pas t'écouter j'ai besoin de te montrer que je ne veux pas être ce que tu es. Je voudrais te dire que je taime maman mais je refuse ta position, te ressembler. Je ne peux pas accepter l'inacceptable de ta relation avec cet homme qui est mon père. Je t'en veux d'obéir toujours. Je sais que ta pas le choix mais moi j'en veux pas. J'ai besoin de me battre. C'est vitale. Vivre avec sa j'veux pas, j'peux pas, plutôt crever. Mais maman C'est une médaille pour mutilé de guerre qu'il faudrait te remettre. Jamais de ma vie, dans l'épreuve de la douleur j'ai vu une femme passé par autant de galères.. Supplier , prier. Pour un rien ta payé. Souffrance sans prix, statut de mère durement vécu, préserver, défendre, faire le moins de dégât possible pour les autres, mais rester maternelle avant tout. Ha ! lui le père sa le dérange pas de te faire souffrir. Ça veut rien dire. Il veut pas comprendre. Trop encombrant. Jamais soucier par son rôle d'homme. Mais je suis fatigué, usée maman. Se semblant de paix. Le bonheur qu'on te fait bouffer de l'extérieur. J'vois bien que t'y crois pas mais tu as toujours nier, jamais avouer. Mais seule j'entends les cris de ton c½ur devenu trop bruillant. Alors c'est la vie ? c'etait sa ta vie ? alors on peut vivre de cette façon sans que sa dérange personne ? Comme si ton existence avait si peut de valeur, tellement inexorable , tellement rien du tout.. Mais on pourrait crever dans cette incompréhension, crever dans le silence, crever dans l'indifférence générale. C'est une constatation mais maman même si maintenant ta bouche est close, ta face , ta gueule, ton c½ur est marqué par le passé. Mais sur ton front on voit écrit le malheur, la souffrance que ta traversée. Mais pour cela ta pas besoin de parler, sous mes yeux ta vie se déroule mais moi témoin je ne veux pas devenir complice. Je ne veux pas collaborer au putain de rôle que mon père tente de tenir. Tous seul il peut se persuader qu'il a rien fait, tout seul il peut se convaincre que c'est pas sa faute. Mais moi rien que dalle j'arrive pas a gober. J'avalerais rien, je lui rappellerais sans cesse, j'y veillerais maman parceque je t'aime.
Putain même crier j'y arrive plus. J'en ai marre, j'en peut plus, j'étouffe. J'me sens étriqué dans ce monde. C'est pas possible tous ce qu'on nous balance en pleine face tous les jours. Depuis que j'ai ouvert les yeux sur cette putain de terre y'a toujours cette puanterie cette sale mentalité comme si on voyait rien, qu'on ressentait rien, qu'on entendait rien, qu'on pensait rien. Comme si c'etait un jeu. Mettre un coup dans toute cette merde, faire exploser tous ca. Mais putain papa quesque ta fais pour que ta fille ne veuille plus de toi. Pourquoi tu lui a refuser tes bras. Regard comment elle se sent. Pourquoi tu la rejeté d'un jour a l'autre. Ta mentalité de merde, a cause de toi regard ce qu'elle voit. Qu'est ce qui ma pris de faire confiance aux gens. Et qu'est ce qui ma pris de côtoyer des filles que je ne pourrais jamais respecter. Toutes ces squelette au sein gonflés, aux lèvres enflées. Qui ne font qu'entretenir cette fausse liberté sexuelle. Faussement choisie, faussement voulue, faussement naturelle. Elles méritent d'être de vraies prostituées ou des fausses putes pour satisfaire aux faux mec. Une espèce en voix de développement. Toutes ces conasse qui n'attendent que de trouver des conards qui vont les entretenir toutes leur vies comme des poules. Négocier, trouver l'âme qui voudra d'une bouffonne prête a fermer sa gueule du moment que le chèque tombe. Trouver un sincère d'après elle qui viendra chercher sa marchandise. Sa putain de poupée.
Autour de cette table je revois défilé ma s½ur, mon père, ma mère, ensemble, tous, a ne pas savoir comment faire de cette amour qu'elle connait. Un amour trop fort, encombrant, étouffant, gainant, et tellement ancré en elle. Un amour jamais prononcé, ingérable, incompréhensible, déchirant. Une curieuse sorte d'amour enfoui en elle. A essayer de recoler les morceaux. De comprendre ou commence se gâchis . . .



